N° ACR0000724 - Musée du Quai Branly – Jacques Chirac

 
Adresse : 37 quai Branly
  206-218 rue de l’Université
  75007 Paris 7e Arrondissement
Coordonnées GPS : 48.861057, 2.297926
Coordonnées GPS : 48.861057, 2.297926
Dates Construction : 2002 ; 2006
Date de classement : 2016
Auteur : Nouvel Jean ; Société Joseph Paris (entrepreneur)
Patrimoine du 20e siècle

Description Historique :

En 1995, le président Jacques Chirac, assisté du ministre de la Culture Philippe Douste-Blazy et du collectionneur Jacques Kerchache, motive la création d’un musée mettant à l’honneur les pratiques, les arts et les civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. Dans cet objectif, les collections françaises du musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie (MNAAO, situé dans le palais de la Porte-Dorée), et une partie de celles du musée de l’Homme (dans le palais de Chaillot, aile Passy), sont réunies. Ces changements allaient amener en parallèle le musée de l’Homme allait devoir à réorganiser totalement ses activités scientifiques et muséographiques, et la présentation de ses collections permanentes. Cette ambition nouvelle au service de collections, héritées en grande partie de l’histoire de l’empire colonial français, fut donc portée par le goût personnel du président Chirac pour les civilisations extra-européennes. Elle s’inscrit également dans une filiation avec les grands projets culturels portés par plusieurs présidents de la Ve République. Le 23 décembre 1998, le conseil des ministres approuve la création de l’Etablissement public du musée du Quai-Branly, à partir de l’association créée l’année précédente et présidée par Jacques Friedmann. L’Etablissement public est présidé à partir de 1999 par Stéphane Martin, qui vient alors de quitter ses fonctions de directeur de cabinet du ministre de la Culture. L’institution est en charge de la définition du programme du futur musée et de l’organisation du concours pour la réalisation du bâtiment qui abritera l’établissement. L’ambition de Stéphane Martin est clair, il souhaite « aménager une institution d’un type véritablement nouveau ». Un concours international est lancé en 1999. Quinze équipes sont retenues : OMA-Rem Koolhaas (qui renonce à remettre un projet) ; Tadao Ando ; Jean-Michel Wilmotte et Mazakazu Bokura ; Patrick Berger, Jacques Anziutti, Chaix & Morel et Associés ; Peter Eisenman et Felice Fanuele ; Foster & Partners ; Future Systems ; Jakob + MacFarlane ; Ateliers Jean Nouvel ; Périphériques et MVRDV ; Renzo Piano Building Workshop ; Atelier Christian de Portzamparc ; Rudy Ricciotti et Pierre Lombard ; MAA Schmidt, Hammer & Lassen et AW2 ; et Francis Soler. Le jury classe premier le projet des Ateliers Jean Nouvel, suivi de ceux de Renzo Piano et du duo Eisenman-Fanuele. Une mention spéciale est décernée à Francis Soler. En avril 2000, les initiateurs publics du projet installent une cellule de préfiguration au sein du pavillon des Sessions au musée du Louvre, pavillon qui constitue une vitrine pour les collections d’art d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, et est organisé comme une ambassade permanente du Quai-Branly au cœur du plus grand musée français. L’emplacement retenu présente un cadre exceptionnel. Ancienne île Maquerelle ou des Cygnes, formée par la réunion d’îlots dans un méandre de la Seine, cet espace est rattaché à la rive gauche par comblement du bras-canal du Gros-Caillou en 1812. Située à proximité du Champ-de-Mars et de la tour Eiffel, et en face du palais de Tokyo, Le site est particulièrement convoité. Pourtant, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la parcelle est occupée par des bâtiments dépendant du ministère chargé du Commerce extérieur et du ministère des Finances. Ces bureaux sont, à la fin des années 1980, en cours de transfert vers le nouveau ministère de l’Économie et des Finances dans le quartier de Bercy. Ils sont détruits en 1990 en vue de la réalisation d’un Centre des conférences internationales (concours en 1989, annulé en 1994). Malgré son prestige, le site est astreint aux risques de crue de la Seine, contexte problématique mais récurrent à Paris. Le chantier de construction se déroule entre 2000 et 2006, l’inauguration du musée prévue en 2004 est finalement repoussée au 23 juin 2006.

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