N° ACR0000721 - Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, Institut de recherche et de coordination acoustique

 
Adresse : 19 rue Beaubourg
  75004 Paris 4e Arrondissement
Coordonnées GPS : 48.860825, 2.352395
Coordonnées GPS : 48.860825, 2.352395
Dates Construction : 1977
Date de classement : 2016
Auteur : Piano Renzo (architecte) ; Rogers Richard (architecte) ; Franchini Gianfranco (architecte) ; Rubin Daniel (architecte) ; Rubin Patrick (architecte) ; Polig Heckel Bleichart (entrepreneur)
Patrimoine du 20e siècle

Description Historique :

Dans le dessein de doter Paris d’un équipement culturel capable d’enrayer son déclin sur la scène artistique mondiale, le président Georges Pompidou décide en 1969 de construire « un ensemble monumental consacré à l'art contemporain » sur l’emplacement de l’ancien îlot insalubre n° 1, en plein cœur du Marais, alors occupé par un parking. Il souhaite voir le projet s’achever avant l’élection présidentielle de 1974. En 1970, sous la direction de Sébastien Loste, une équipe élabore le programme : l’architecture du Centre devra être flexible et évolutive. En juillet 1970, Robert Bordaz est nommé délégué pour la réalisation du Centre, puis Président du Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou ; le 2 avril 1975, un décret stipule que le Centre reçoit le nom de son initiateur. Le Centre national d’art et de culture est officiellement créé par la loi n° 75-1 du 3 janvier 1975. C’est alors un établissement public d’un type totalement nouveau. Dès l’origine, Georges Pompidou souhaite l’organisation d’un concours international ouvert à tous les architectes, jeunes ou moins jeunes, connus ou inconnus. Le concours d’idées laisse une totale liberté d’expression architecturale et d’interprétation du programme aux architectes. L’insertion urbaine, la circulation et l’autonomisation des fonctions sont néanmoins des points forts à ne pas négliger. 681 projets – dont 186 français – sont envoyés, provenant de 49 pays. Le jury, choisi par le président Pompidou lui-même, est majoritairement composé de maîtres d’œuvre de renom tels que Jean Prouvé (président), Émile Aillaud, Philip Johnson, Oscar Niemeyer ou Henri-Pierre Maillard (suppléant). Ils sont associés à des conservateurs et directeurs de musée comme Gaëtan Picon (vice-président), Sir Franck Francis, Michel Laclotte, William Sandberg et Herman Liebaers. En 1971, à l’issue du concours, une équipe jeune, pratiquement inconnue, est choisie. Elle est composée de Renzo Piano, Richard Rogers, Gianfranco Franchini, John Young et le groupe Ove Arup & Partners. Les travaux démarrent en mai 1972. Sur le chantier, l’ossature ressemble à un mécano géant sans soudures, inspiré par le module Aram (1970), comprenant quatorze portiques, des lisses et des contreventements. Il y a un espacement de 12,80 m. entre les poutres, de 2,50 m. de hauteur seulement pour 48 m. de portée. Les architectes, associés à l’ingénieur Peter Rice, optent pour la fonte d’acier moulé, technique inspirée par la construction japonaise. 65 % du tonnage d’acier nécessaire pour l’ossature comprend des pièces d’acier moulé, tournées ou forgées, d’une épaisseur de 16 cm. L’ossature préfabriquée est transportée sur le chantier puis montée en dix mois, de fin janvier à décembre 1975. Afin de palier au risque d’incendie – ce type d’ossature étant particulièrement sensible au feu – les escaliers sont placés à l’extérieur à l’air libre, le mobilier et la moquette sont rendus incombustibles, et l’ensemble du bâtiment est doté d’un système de détection immédiate et d’extinction incendie automatique. Le 31 janvier 1977, le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou est inauguré par le Président Valéry Giscard d'Estaing. Le Centre Georges-Pompidou comprend quatre départements : le musée national d'Art moderne et le Centre de création industrielle (MNAM/CCI) qui ont fusionné en 1992, la Bibliothèque publique d’information (BPI) et l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique (IRCAM). Ce dernier est situé hors du bâtiment principal, sa conception étant indépendante. En 1969, concomitamment au projet de centre culturel, Georges Pompidou charge Pierre Boulez de créer et de diriger un institut de recherche et de création musicales. Le compositeur fonde alors l’IRCAM qui est associé au Centre Beaubourg. Un édifice souterrain est construit au sud du Centre par Renzo Piano et Richard Rogers. En 1990, une première extension de l’IRCAM est réalisée par Renzo Piano, elle est appelée la « tour Piano ». En 1996, deux bâtiments – l’ancienne école Jules-Ferry et un des anciens bains-douches – contigus à la tour sont réhabilités par Daniel et Patrick Rubin, afin d’à nouveau étendre l’institution. Malgré le scandale suscité par son esthétique, le Centre Georges-Pompidou rencontre, dès son inauguration, un large succès auprès du public et devient rapidement un équipement culturel d’envergure internationale. Le 1er janvier 2000, le Centre rouvre, deux ans après le début des travaux de réaménagement et de modernisation. Le réaménagement de la terrasse supérieure et la création des plans d’eau des 4e et 5e étages par Renzo Piano sont financés à hauteur d’un million d’euros par le biais d’un parrainage d’un groupe français d’envergure internationale.

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